L’INSCRIPTION DE LA FOI EN L’ESPRIT (TIN TAM MINH)
Abrégé du Xinxin Ming (信心銘), l’Inscription de la Foi en l’Esprit, du TROISIÈME PATRIARCHE SENGCAN (TANG XAN)**
(Récité avant la méditation assise)
Résumé
Ce texte classique du Chan, commenté ici par le vénérable Khai Sac (ancien Secrétaire général et Chef du Département de la Doctrine de la Sainte Assemblée de Minh Ly), s’ouvre sur les vers fondateurs : « la Voie Parfaite n’est pas difficile, hormis qu’elle évite de choisir et de distinguer ; dès qu’on ne préfère ni ne rejette rien, elle apparaît en pleine clarté. Une différence d’un cheveu, et le ciel et la terre se séparent. » Le commentaire déroule ensuite, verset après verset, comment le moindre écart entre attirance et aversion constitue « la maladie de l’esprit », tandis que l’Esprit véritable, égal et sans discrimination, ne connaît ni regret du passé ni désir de l’avenir, mais demeure entièrement dans l’instant présent. Sagesse et ignorance ne sont, l’une comme l’autre, que des transformations de ce même Esprit — rien d’extérieur ne saurait jamais nous gouverner.
Le texte insiste sur le fait que s’asseoir en méditation sans avoir d’abord saisi le sens profond de la Voie Parfaite revient à enfermer un voleur dans sa propre maison : il faut se vider entièrement, sans faire naître de pensée fausse, jusqu’à percevoir sa propre Nature — non en s’efforçant de la percevoir, non en supprimant l’esprit faux, mais en laissant la substance toujours vraie se révéler d’elle-même, libre de toute affliction, errant librement et dans une parfaite aisance. Cette libération, précise le commentaire, se distingue radicalement de l’être ordinaire qui, avec ce même Esprit, s’enchaîne lui-même par la pensée fausse, la discrimination entre soi et autrui, la dispute du juste et de l’injuste — s’asseyant en méditation à l’imitation des autres sans jamais examiner son propre esprit, faute de croire véritablement que son propre esprit est l’Esprit du Bouddha.
Le commentaire conclut en résumant tout l’enseignement du texte en une seule idée, exposée sous des angles divers : avoir une foi ferme que son propre Esprit est l’Esprit du Bouddha, le Véritable Esprit — et exhorte le lecteur à graver cet enseignement profondément dans son cœur, à la suite des Patriarches et des Maîtres, afin que le chemin de la libération ne soit pas pénible et que l’on puisse atteindre la destination finale.
Avec toute la sincérité du cœur
KHAI SAC
(Vénérable Khai Sac : ancien Secrétaire général et Chef du Département de la Doctrine de la Sainte Assemblée de Minh Ly ; a atteint le rang de Dieu Quan Chon Nhon.)
