Minh Lý Đạo - Tam Tông Miếu

Ouvrir la Porte de la Prajna

OUVRIR LA PORTE DE LA PRAJNA (BAC NHA KHAI MON)

Résumé

Ce long poème doctrinal, ouvert par un quatrain expliquant chacune des syllabes de son titre (Khai — ouvrir le mécanisme de la transmission d’esprit à esprit ; Mon — la porte d’étude de la pratique ésotérique menant au fruit de Bouddha et d’Immortel ; Bac — l’Élixir d’Or formant la Sagesse-Vie ; Nha — l’éveil de Minh Ly Dao à ce mécanisme profond), expose comment Minh Ly Dao ouvre cette Porte de la Prajna afin de sauver le monde en détruisant l’Ignorance, source du karma de naissance et de mort. Les douze liens de l’origination dépendante enchaînent l’être dans des transformations illusoires ; passion, renommée et profit servent d’appâts trompeurs à travers d’innombrables cycles de bouleversement, tandis que le feu de la pensée désordonnée réduit le corps à une simple machine sans âme, l’obstruction karmique seule gouvernant, au-delà de toute sagesse ou sottise apparente. Les notions de Soi, d’Autrui, d’Être Sensible et de Durée de Vie s’accrochent à un « soi » qui obscurcit entièrement notre nature originelle ; l’amour lui-même, ardent ou froid, devient objet de troc, et le « sac de sagesse » se remplit comme une poubelle — les grandes actions des héros d’Orient et d’Occident, aussi vastes soient-elles, demeurant prises au piège de l’Ignorance, tel un ver à soie enfermé dans son propre cocon, alors que le sage sait le briser pour s’envoler librement. La vie n’est en fin de compte qu’un rêve, moqueur et trompeur, poursuivant une illusion fugace à travers un océan de souffrance sans rivage visible.

Le lieu de la libération, poursuit le texte, ne se trouve qu’en se retournant et en s’éveillant : arrêter les pas de la vie mondaine, apaiser l’esprit, calmer le souffle, afin de restaurer la force vitale intérieure et retrouver sa propre nature véritable, endormie depuis des siècles sous l’empire de la raison de l’Ignorance. Le poème détaille ensuite, à travers de nombreuses strophes supplémentaires, la méthode de la pratique ésotérique elle-même — la maîtrise du souffle et de l’esprit, la vigilance constante contre les distractions des sens, et l’union progressive du corps, du souffle et de l’esprit vers la formation de l’Élixir — jusqu’à l’ouverture complète de la Sagesse Prajna, qui dissout l’Ignorance et ramène le pratiquant à sa nature originelle lumineuse, le faisant accéder au rang des Bouddhas et des Immortels.