LA FOI – RÉVÉRENCE, CULTE, VÉNÉRATION RITUELLE, LOUANGE – LES BIENFAITS DE LA LECTURE ET DE L’ÉCOUTE DES ÉCRITURES
CHAPITRE TROIS
Résumé
I. La Foi. L’auteur définit la foi (tin nguong) selon trois éléments : la Réalité (croire en la Voie, manifeste dans le Ciel et la Terre et souveraine au cœur humain), la Vertu (reconnaître ceux qui, suivant cette réalité, ont atteint une vertu complète et une pleine libération — Bouddhas, Immortels, Saints) et la Capacité (croire que chacun possède l’aptitude à faire de même). Cette « juste foi » (chanh tin) apaise le cœur et permet d’avancer avec joie vers son but ; les Écritures taoïstes rattachent le mot Foi à l’élément Terre, racine des Cinq Éléments, et les Écritures bouddhiques en font « la source de la Voie, capable de faire naître tout mérite ». Sans elle, la volonté hésite comme un aveugle marchant de nuit. L’auteur cite un long enseignement de Duc Thai Thuong Lao Quan, transmis par écriture automatique, comparant la « Résolution » (Lap Chi) à un remède précieux, contrefait par le désir : sans résolution, l’homme est comme une barque sans gouvernail ou un cheval sans bride, avançant et reculant sans jamais rien accomplir. L’auteur précise ensuite que, la Nature Suprême étant sans forme, la plupart des fidèles doivent croire en ceux qui, s’étant cultivés selon cette réalité, ont atteint le rang d’Être Parfait (Chon Nhon) — appelés Bouddha selon le bouddhisme, Immortel selon le taoïsme, Saint selon le confucianisme : trois noms pour une seule et même réalisation d’une Nature rationnelle pleinement lumineuse. Ce sont ces Êtres Parfaits, nos Maîtres, que vénère Minh Ly Dao.
II. Révérence, culte, vénération rituelle et louange. Minh Ly Dao emploie quatre pratiques communes aux Trois Enseignements pour affermir la foi : la Révérence (respect intérieur constant envers le Ciel et les Sages, cf. les maîtres Tcheng Hao et Tcheng Yi : « une révérence sans partage suffit à vaincre cent maux »), le Culte (objet tangible — statue, image ou, chez Minh Ly, tablette commémorative — rappelant sans cesse cette révérence ; citant Confucius : « sacrifier aux ancêtres comme s’ils étaient présents » ; l’auteur explique la symbolique de la lampe à huile centrale : le cercle représente le Faîte Sans Bornes, le point central le Faîte Suprême, dont la triple division engendre le Ciel, la Terre et l’Humanité, les Trois Puissances), la Vénération rituelle (l’agenouillement et la prosternation, réglés avec mesure pour éviter tout excès ou négligence, rappelant la distinction confucéenne des rites selon le rang et le mérite), et la Louange (exprimer par la bouche la gratitude envers le mérite du Ciel et des Bouddhas). Ensemble, ces quatre pratiques purifient les Trois Actes du corps, de la parole et de l’esprit. L’auteur insiste enfin sur la force de l’habitude, néfaste sur le chemin du mal mais tout aussi précieuse sur celui du bien une fois qu’elle s’y est enracinée, et cite deux poèmes sacrés bestowés à la fondation de Minh Ly Dao unissant révérence, sincérité et pratique de la Voie, concluant sur la formule centrale de la foi : « Révérence sincère et unifiée » et sur le principe du Juste Milieu selon lequel sincérité et illumination se nourrissent mutuellement — l’investigation des choses et l’extension du savoir de la Grande Étude n’étant que les moyens de cette même sincérité et de cette même illumination.
III. Les bienfaits de la lecture et de l’écoute des écritures. La récitation des écritures crée une atmosphère salutaire, inclinant vers la bonté aussi bien les vivants que les âmes des défunts encore égarées. Les écritures de Minh Ly Dao se répartissent en quatre catégories : les mantras (chu — paroles d’invocation sacrée récitées à voix haute pour purifier les Trois Actes, tels le Mantra d’Allumage de l’Encens ou le Mantra de Purification de l’Esprit) ; les écritures de louange (récitées lors des quatre offices quotidiens pour rappeler le mérite du Ciel et exprimer la gratitude) ; les écritures de prière (demandant grâce ou assistance — pour la paix, la guérison, le salut des défunts — l’auteur notant que réciter le nom du Bouddha Amitabha revient, en substance, à invoquer sa propre nature originelle infinie, « la Terre Pure n’existe que dans l’esprit ; Amitabha est sa propre nature originelle » ; en cas d’urgence, la formule brève « Avec une entière sincérité de cœur » suffit) ; et les écritures exhortant à la vertu (Sam Hoi, Giac The, Tinh Nghiep Van, centrées sur l’abandon du mal et la poursuite du bien). L’auteur conclut en avertissant que la vénération rituelle seule, sans mise en pratique quotidienne, ne suffit pas : elle ne sert qu’à rassembler le cœur en vue d’une action réelle, car — selon l’Inscription des Cent Caractères — « la nature toujours vraie doit répondre aux choses, et dans cette réponse, l’essentiel est de ne pas se laisser égarer » ; une connaissance véritable, dit l’auteur, ne se sépare jamais de la pratique effective.
