Minh Lý Đạo - Tam Tông Miếu

Minh Ly Yeu Giai – Chapitre 5 : Conclusion

CONCLUSION

CHAPITRE CINQ

Résumé

Le chapitre s’ouvre sur la formule conclusive de l’ouvrage : « le Ciel, la Terre et l’Humanité partagent un seul principe ; le confucianisme, le bouddhisme et le taoïsme partagent un seul cœur » — le principe résidant dans le cœur, le cœur ne s’écartant jamais du principe. Citant Maître Chou Lien-hsi (« le Sage prend la quiétude pour fondement de l’établissement du sommet de l’humanité »), l’auteur précise que cette quiétude signifie agir en accord avec le principe : le cœur peut rester paisible même très actif, tandis que le corps assis en silence peut, en réalité, bouillonner de désir. Les textes alchimiques disent : « raffiner l’esprit au sein même du mouvement » ; et le Sixième Patriarche enseigne : « si tu cherches la véritable immobilité, cette immobilité se trouve au sein du mouvement lui-même ; sinon, ce n’est que l’immobilité inerte des choses insensibles — non la graine dont peut croître la Bouddhéité. » L’auteur met ainsi en garde contre une quiétude passive, stérile (« vide obstiné »), et affirme que la culture du mérite et de la vertu est la véritable pratique active de la quiétude, celle-là même que suivent tous les Bodhisattvas vers le Nirvana. Ce Nirvana n’est pas, précise-t-il, un lieu matériel, mais un royaume spirituel du cœur humain fait de trois grandes vertus : la luminosité, la liberté, et la paix joyeuse. Reprenant l’enseignement du Bouddha (« toute chose est créée par l’esprit seul ») et celui des Entretiens de Confucius (« rectifie-toi toi-même, et les choses autour de toi se rectifieront d’elles-mêmes »), l’auteur invite à cultiver assidûment le champ de son propre cœur, selon le principe ancien « carré à l’intérieur, rond à l’extérieur » : tenir fermement, en son for intérieur, un principe absolu et immuable, tout en s’adaptant avec souplesse aux circonstances extérieures — principe qu’illustrait déjà l’hexagramme « Suivre » invoqué au premier chapitre pour expliquer les mots « Minh Ly ». C’est en vertu de ce même principe de « Suivre » que les trois grands Fondateurs de religion ont chacun établi des méthodes différentes — pratique concrète ou principe, action ou non-action, croyance aux esprits ou non — toutes convergeant néanmoins vers les deux mêmes piliers : investiguer les choses et étendre le savoir, en vue d’éclairer la Nature rationnelle, c’est-à-dire Minh Ly lui-même. L’auteur distingue enfin trois étapes correspondant chacune à la force particulière de l’un des Trois Enseignements : d’abord cultiver la Nature encore de Ciel Postérieur, en s’appuyant sur le confucianisme ; puis cultiver la Destinée, en raffinant l’énergie du Ciel Postérieur pour la ramener au Ciel Antérieur, en s’appuyant sur l’alchimie taoïste de l’Élixir d’Or ; et enfin retourner cultiver la Nature une dernière fois pour atteindre la pleine libération, en s’appuyant sur l’école Chan du bouddhisme (« pointer directement le cœur humain, voir sa nature et devenir Bouddha »). Aucune doctrine isolée ne pouvant à elle seule réunir ces trois forces, l’auteur recommande, à ceux qui peinent à pratiquer seuls chez eux, de fréquenter assidûment le temple pour vénérer le Ciel, écouter les enseignements, et s’encourager mutuellement. Il conclut en citant le passage final du Kinh Bo Cao de Minh Ly Dao, exhortant à ne nourrir ni jalousie ni médisance envers les autres croyances, mais à s’entraider dans un même effort vers l’Éveil, « car l’illusion obstrue les neuf ouvertures et rend difficile la compréhension de la Voie du Ciel ; que tous, ensemble, hâtent le pas vers l’éveil » — paroles sincères, dit-il, que tout homme de bien devrait entendre.