Minh Lý Đạo - Tam Tông Miếu

Le Minutage du Feu, Partie 2

SUR LE MINUTAGE DU FEU DE MINH LY DAO (SUITE)

Résumé

V. La relation entre Minh Ly Dao et Cao Dai. Minh Ly Dao fut fondée en 1924 par le mécanisme ésotérique et l’écriture spirite ; Cao Dai en 1926, également par écriture spirite. Les deux religions vénèrent le Souverain Suprême et les Fondateurs des Trois Enseignements ; Cao Dai vénère en outre Jésus-Christ. L’auteur n’entend pas ici raconter l’histoire de ces fondations, mais examiner leur relation à travers le diagramme du Minutage du Feu. Au centre du diagramme se trouve un petit cercle noir, appartenant au Yin — les disciples de Minh Ly portent le noir en son honneur ; à l’extérieur s’étend le blanc, que les premiers disciples de Cao Dai portaient, correspondant à la portion blanche du triangle. Bien que Minh Ly appartienne au Yin (tendant à la quiétude) et Cao Dai au Yang (tendant à l’activité), l’auteur rappelle que Minh Ly précéda Cao Dai, lui prêtant sa planchette divinatoire, ses écritures et ses rites pour propager sa foi naissante — de sorte que chacune des deux religions doit beaucoup à l’autre.

À mesure que Cao Dai s’étendait, trois couleurs supplémentaires — jaune, rouge, bleu — apparurent, représentant les Trois Enseignements (bouddhisme, confucianisme, taoïsme) à travers les robes de ses trois branches dirigeantes (Thuong, Ngoc, Thai, correspondant aux Trois Purs du taoïsme). Examinant les « trois divisions noires » de Minh Ly qui séparent ces couleurs, l’auteur y voit le symbole du devoir propre de Minh Ly : rester juste, droite et strictement neutre, ne prenant parti pour aucune faction, mais se tenant « au milieu » afin d’illuminer le principe (minh ly) — devoir confirmé, selon lui, par un poème de Duc Cao Dai lui-même adressé à Minh Ly (« ne méprisez pas Minh Ly parce qu’elle est petite ») et par le livre Chanh Giao Thanh Truyen de la branche Minh Chon Ly, qui range Minh Ly parmi les Cinq Branches établies par le Ciel en cette époque. Il cite enfin un long enseignement de Duc Thai Thuong (par écriture spirite) illustrant, par la parabole d’un même pot de riz cuit en plusieurs récipients pour satisfaire des goûts différents, la nécessité de diviser le travail religieux en plusieurs parties dont les résultats seront ensuite réunis — rassemblant les six vertus en trois, puis les trois en une.

VI. Conclusion. Reprenant la théorie du Yin et du Yang (« le Yang engendre, le Yin achève » ; sans Yin, rien ne naît ; sans Yang, rien ne s’achève), l’auteur explique que Minh Ly, étant Yin, ne pouvait naître au grand jour que grâce à Cao Dai, le Yang, qui répandit ses écritures ; et que Cao Dai, sans Minh Ly, n’aurait pu s’achever, Minh Ly étant le moule même où elle fut forgée. Il cite une comparaison de Duc Thai Thuong Lao Quan entre les Trois Enseignements et le camphre, l’alcool et le chloral, dont le mélange dans une fiole, agité avec chaleur (c’est-à-dire ferveur sincère), se transforme en eau — symbole de l’union des Trois Enseignements ; le confucianisme (camphre) ouvrant la Sagesse, le bouddhisme (alcool) éliminant la souffrance, et le taoïsme (chloral, contenant de la chaux qui calcifie l’os) servant de pilier de soutien, la moelle osseuse provenant des Reins, siège de la Destinée du Ciel Antérieur. L’auteur relate enfin un dialogue où Duc Thai Thuong demande quel élément, parmi les trois, sert de pilier — réponse : celui qui contient de la chaux, c’est-à-dire le taoïsme, sans quoi le corps ne pourrait se tenir debout — avant d’exhorter les disciples à œuvrer pour que le Yin se transforme en Yang, et à se garder des nombreux éléments malveillants au sein de Cao Dai.

Avec toute la sincérité du cœur.